Avant de lancer un recrutement, répondez à ces neuf questions. Si vous ne pouvez pas répondre à l'une d'entre elles, ne lancez pas le brief. C'est le filtre que nous faisons passer à 100% des dossiers qui arrivent chez nous, et sur lequel nous refusons un recrutement sur cinq.
Un recrutement raté coûte entre 30 000 € et 100 000 € selon le profil. Un recrutement non-fait trop longtemps coûte autant, parfois plus. Mais un recrutement lancé à la va-vite, sans cadrage sérieux, concentre les deux risques : vous dépensez du temps et de l'argent pour finir par ne pas signer, ou pire, pour signer le mauvais profil.
Cet outil n'est pas un questionnaire à remplir vite fait. C'est une conversation structurée avec vous-même, puis avec votre équipe de direction, avant d'engager le moindre euro. Ne passez à la question suivante qu'une fois la précédente traitée.
À la fin, une grille de décision simple (feu vert, attendre, ou pas maintenant) avec le raisonnement derrière chaque verdict.
La pérennité du poste, avant tout le reste.
Un pic d'activité lié à un gros chantier, à une saisonnalité ou à la perte ponctuelle d'un collaborateur ne justifie pas un CDI. Posez la question frontalement : si la charge retombait de 20% demain, le poste resterait-il nécessaire ?
Regarder les process avant de recruter.
Dans la moitié des dossiers que nous recevons, un outil ou une réorganisation résoudrait le problème sans embauche. Automatiser les devis, repenser la planification atelier, externaliser la comptabilité… Ces leviers libèrent du temps sans charges supplémentaires.
La redistribution des missions.
Un collaborateur a-t-il envie de monter en responsabilité ? Un poseur expérimenté peut devenir chef d'équipe. Un commercial peut absorber du métrage. La polyvalence interne est un moteur d'engagement, et coûte infiniment moins cher qu'un recrutement externe.
Deux chiffres à poser : coût du non-recrutement, valeur ajoutée par le poste.
Deux questions à mettre sur un tableur avant de lancer le brief :
Si l'écart entre les deux ne se voit pas dans un tableur, le recrutement ne tiendra pas dans la durée, parce que vous serez incapable de piloter sa performance.
Le salaire n'est qu'une partie du coût.
Charges patronales (42-45%), équipement (véhicule, outillage, ordinateur), bureau ou place en showroom, formation initiale, prime annuelle, mutuelle, tickets resto… Comptez 1,6 à 1,8 fois le brut pour obtenir le coût employeur réel.
Projetez cette charge sur 24 mois, en scénario dégradé. Si votre trésorerie ne tient pas une baisse d'activité de 20%, le poste est prématuré.
Ajouter une personne change une dynamique.
Un recrutement décidé sans que l'équipe l'ait identifié comme nécessaire se paie à l'intégration : pas de parrain spontané, pas de transmission, entretien à J+90 qui dérape. Avez-vous, vraiment, le temps managérial disponible pour intégrer ?
L'alignement stratégique.
Si vous envisagez de pivoter, de céder une activité ou d'externaliser un pan de votre business, un CDI devient un frein à l'agilité. Les meilleurs recrutements sont ceux qui renforcent une direction stratégique claire. Les pires sont ceux qu'on fait "parce qu'on a besoin de quelqu'un" sans savoir sur quoi exactement.
Le CDI n'est pas la réponse par défaut.
Temps partiel, groupement d'employeurs, alternance, CDD longs, portage salarial, prestataires… Chacun correspond à un contexte spécifique.
Recruter sans pouvoir former est une erreur coûteuse.
Qui accompagne la recrue durant sa période d'essai ? Qui transfère les savoirs métier, les usages maison, les codes de la relation client ? Si vous ne pouvez nommer une personne précise pour cette responsabilité, reportez le recrutement de 3 mois et préparez l'onboarding.
Cochez chaque question pour laquelle vous avez une réponse claire, chiffrée et tenable. Pas une intuition : une réponse.
Le recrutement est cadré. Vous pouvez lancer le brief. Prévoyez 4 à 6 semaines jusqu'à la signature.
Le recrutement est prématuré. Fermez les cases manquantes avant le brief : vous gagnerez du temps et de l'argent sur la suite.
Ne lancez pas ce recrutement. Soit le besoin n'est pas structurel, soit vous n'avez pas les moyens de le réussir aujourd'hui.
Un coup de fil gratuit de 30 minutes avec Jimmy pour clarifier le brief, challenger les zones floues, et décider ensemble s'il faut lancer ou reporter. Sans engagement.